Cinéma en Afrique : quel bilan en 2020?

FR 2020, une année de résistance et de résilience pour les acteurs de l'industrie cinématographique. Voilà résumée l'évolution du cinéma ces 12 derniers mois en Afrique et un peu partout dans le monde. Beaucoup de festivals ont changé de format ou se sont déroulés en ligne. Le 7è art a été endeuillé, avec la disparition de ses vaillants représentants dont Clément Tapsoba du Burkina Faso, Mary Twala de l'Afrique du Sud, Lance Touré en Côte d’Ivoire, Osange Silou Kiffer de la Guadeloupe, Med Hondo de la Mauritanie et plus récemment Nourredine Saïl du Maroc, Inoussa Ousseini Sountalma du Niger.

  

Des sorties de films de calibre ont aussi marqué cette année l'actualité du continent africain. La Nuit des Rois qui fait le tour des grands festivals a fait sa sortie africaine en Côte d'Ivoire, le pays d'origine du réalisateur Philippe Lacôte. L'Afrique du Nord se tire également d'affaire avec le sacre à la Mostra de Venise, du réalisateur marocain Ismaël El Iraki et de la tunisienne Kaouther Ben Hania. 

Faire du cinéma en Afrique au 21 siècle peut conduire en prison. Nous n'oublierons pas de si tôt l'arrestation du cinéaste soudanais Hajooj Kuka, membre de l'académie des Oscars. Un élan de solidarité internationale a contribué à sa libération.

L'année 2020 a vu l'intérêt croissant des géants de l'industrie cinématographique pour les histoires africaines. Netflix, Amazon Prime Video ont acheté ou coproduit des films en Afrique. Resgate de la Mozambique, Disconnect ou Cook-off du Kenya, Mmofra du Ghana sont autant d'oeuvres à voir en ligne. Il est important de mentionner que ce sont les pays anglophones qui collaborent avec ces grosses marques. Mieux, Netflix a lancé avec Realness Institute en Afrique du Sud, un laboratoire d'écriture de séries africaines. Il s'agit d'Episodic Lab. 

 

Pour terminer, sachez que le festival de Durban en Afrique du Sud s’est scindé en deux, à savoir le Durban Festival et le Durban FilmMart. Sa directrice Antoinette Monty a quitté l’organisation. En Tunisie, les réalisateurs Brahim Letaief et Rida Béhi ont pris les rênes des JCC (Journées Cinématographiques de Carthage). La biennale du cinéma africain, le FESPACO a vu l'arrivée à sa tête d'Alex Moussa Sawadogo, promoteur du Ouaga Film Lab et du festival Afrikamera.

 

EN 2020, a year of resistance and resilience for filmmakers. This is how we could sum up  the evolution of cinema over the past 12 months in Africa and around the world. Many film festivals have changed format or have taken place online. The 7th art was in mourning, with the passing of its valiant representatives including Clément Tapsoba from Burkina Faso, Mary Twala from South Africa, Lance Touré in Ivory Coast, Osange Silou Kiffer from Guadeloupe, Med Hondo from Mauritania and more recently Nourredine Saïl from Morocco, Inoussa Ousseini Sountalma from Niger.

 

Great film releases have also marked the news on the African continent this year. The Night of the Kings that tours the major festivals, made its African release in Côte d'Ivoire, the country of origin of the director Philippe Lacôte. North Africa is also getting off the hook with the coronation at the Venice Film Festival of Moroccan director Ismaël El Iraki and Tunisian Kaouther Ben Hania.

 

Making cinema in Africa in the 21st century can lead to jail. We will not soon forget the arrestation of Sudanese filmmaker Hajooj Kuka, a member of the Academy of Oscars. A surge of international solidarity contributed to his release.

The year 2020 has seen the growing interest of the giants of the film industry in African stories. Netflix, Amazon Prime Video have bought or co-produced films in Africa. Resgate from Mozambique, Disconnect or Cook-off from Kenya, Mmofra from Ghana are all works to see online. It is important to mention that it is the English-speaking countries that  mostly collaborate with these big brands. Better, Netflix has launched with Realness Institute in South Africa, a writing laboratory for African series that is Episodic Lab.

Finally, note that the Durban Film Festival in South Africa has split into two, namely the Durban Festival and the Durban FilmMart. Its director Antoinette Monty has left the organization. In Tunisia, directors Brahim Letaief and Rida Béhi now lead the JCC (Carthage Cinematographic Days). The biennial of African cinema, FESPACO has nominated Alex Moussa Sawadogo, promoter of the Ouaga Film Lab and the Afrikamera festival. 

 

Photo d'illustration : http://www.ecodafrik.com/pour-un-marche-unique-du-cinema-africain/

 

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