AFRIQUE/PACIFIQUE/CARAÏBE : tir groupé d'un collectif de cinéastes ACP sur l'OIF

FR Le cinéaste franco-sénégalais Alain Gomis est signataire de la  lettre du Collectif de cinéastes originaires d'Afrique, du Pacifique et des Caraïbes, contre ce qu'ils appellent les dérives de l'OIF. Le double lauréat du FESPACO estime que des guichets comme l'OIF doivent rester ouverts à tous les cinéastes "Depuis quelques années, on voit que les cinéastes qui ont fait plus de deux, trois, quatre films n'arrivent plus à se financer et disparaissent. Ce n'est pas qu'à l'OIF, mais partout: une fois qu'ils sont sortis de la nouveauté, c'est un peu  au suivant. Or, c'est beau de voir évoluer l'écriture d'un réalisateur, on a besoin que plusieurs générations dialoguent ensemble pour développer des cinématographies" relève-t-il dans les colonnes du journal français "Libération".

Les réponses apportées au journal par le service juridique de l'OIF n'ont pas servi à grand chose. Le collectif qui n'a pas encore obtenu d'audience avec l'organisation ne s'avoue pas vaincu. Il se pose également de nombreuses questions sur le choix des membres qui composent les commissions d'attribution des aides. En effet, "leur composition est mal connue, et le sentiment d'une ingérence dans les responsabilités domine. Sur quelles bases et par qui sont édifiées les règles du jeu? " s'interroge le collectif.

Pour Libération, les griefs qui sont  mêlés à une critique du rôle politique nébuleux de l'OIF (diplomatie d'arrière-boutique, complaisance envers les élections irrégulières), décrivent les dérives d'un organe de soft power aux relents de Françafrique...

 

EN The Franco-Senegalese filmmaker Alain Gomis has signed the letter from the Collective of filmmakers from Africa, the Pacific and the Caribbean, against what they call the abuses of the OIF. The double winner of FESPACO believes that funds like the OIF must remain open to all filmmakers "In recent years, we have noticed that filmmakers who have made more than two, three, four films have no longer access to funds . It is not only at the OIF, but everywhere: once they are out of the novelty, it's a bit of the next. However, it is important to see the growth of a director, we need many generations to interact together to better develop cinematography " Alain in the columns of the French newspaper" Liberation " said.

 

The answers given to the newspaper by the OIF legal service were not very useful. The collective which has not yet obtained an audience with the organization does not admit defeat. There are also many questions about the choice of members who make up the aid allocation committees. Indeed, "their composition is not well known, and the feeling of an interference in responsibilities dominates. On what bases and by whom are the rules of the game built?" the collective asked.

 

For Liberation, the grievances which are mingled with a criticism of the nebulous political role of the OIF (backroom diplomacy, complacency towards irregular elections), describe the excesses of a soft power organ with the hints of Françafrique...

 

Source: Libération 

 

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